« Utiliser le vote P Augey comme outil de résistance »
Demain si il y a une majorité de gauche à l’assemblée nationale, Sarkozy sera obligé d’appliquer les lois votées par ma gauche à l’Assemblée Nationale … à moins de dissoudre cette dernière.
S’abstenir, c’est dérouler le tapis rouge à Sarkozy. Il faut un véritable vote de gauche à ces législatives. Le 10 juin, il est possible de recréer un mouvement comme celui du NON au référendum. Qui l’eût cru, 6 mois avant que ce serait le NON qui serait passé ? De même pour le CPE, qui a été retiré. Et aujourd’hui Dubourg peut être mis en difficulté. Et il le sent bien que son fauteuil est en danger. Il était mal à l’aise ce matin au marché de Créon. La politique à la star academy, people, la manipulation avec les médias, voilà ce qu’ils nous font depuis des mois. La réalité est toute autre. Les smicards, les chômeurs, les sans emplois en savent quelque chose, qui vivent dans la misère au quotidien. A Coirac même, la municipalité participe financièrement afin que La Poste ne ferme pas, et les temps d’ouverture a diminué alors que la population a augmenté. La distribution du courrier n’est pas assurée au quotidien. Qu’est devenu ce service public ? Que vont devenir nos campagnes sans ces services de proximité ? Et que va-t-il se passer avec la suppression de la carte scolaire ? Pourtant des dérogations existent déjà dans des conditions précises. Comment les communes pourront gérer leurs écoles publiques, leurs classes avec la suppression de cette carte ? Idem pour les collèges et les lycées. Le conseil d’état vient de juger anticonstitutionnel l’obligation aux communes de payer une contribution aux écoles privées. On ne peut que se féliciter de cette décision, qui aurait permis, avec de l’argent public, de financer les écoles privées. Concernant la petite enfance dans le secteur, pas de structure d’accueil. Il n’y a rien pour les 0-3 ans. La notion de rentabilité ne devrait pas être associée à la petite enfance. Le rôle d’un député dans ce cadre là est important : le budget de fonctionnement est très important. La CAF aidait jusqu’à 70% du déficit. Or dernièrement, ce pourcentage est descendu à 55%, avec des critères bien définis. Ce désengagement de l’état pénalise les communes, donc les parents et les enfants. C’est bien le budget de l’état qui y contribue, à travers la CNAF, budget qui est voté par les députés. La boucle est bouclée.
En conclusion, P Augey affirme que l’influence du législateur est primordiale pour la conservation de nos services publics, pour l’équité de tous sur l’ensemble du territoire national. Les services publics, ce sont bien l’irrigation de nos territoires.
Par collectif
-
Publié dans : collectifcreonnais
0
-
Recommander